Laâyoune : Lancement de l’ENTA, un nouveau pôle de formation d’ingénieurs dans les technologies avancées

Laâyoune – L’Université Ibn Zohr a donné, mardi à Laâyoune, le coup d’envoi pédagogique de l’École nationale des technologies avancées (ENTA), une nouvelle institution dédiée à la formation d’ingénieurs, en phase avec les besoins de développement de la région et les mutations de l’économie nationale.
À l’ouverture de cette cérémonie, le président de l’Université Ibn Zohr, Nabil Hmina, a indiqué que la création de l’ENTA de Laâyoune s’inscrit dans le cadre d’une stratégie visant à construire et à diversifier l’offre académique de l’Université et à s’ouvrir sur les spécialités porteuses en adéquation avec les besoins de l’économie et du marché de l’emploi.
Il a relevé que cette institution, ouverte aux étudiants issus des différentes régions du Royaume, est appelée à former des compétences nationales de haut niveau dans les domaines des technologies avancées, capables de contribuer au développement de la région et à la dynamique de développement du pays en général.
M. Hmina a également souligné que la création de l’ENTA traduit l’engagement de l’Université en faveur de la justice territoriale, à travers un réseau d’établissements universitaires couvrant les principales villes de son ressort territorial, permettant ainsi de rapprocher les formations universitaires des étudiants et de leurs familles.
Il a, par ailleurs, relevé que l’ENTA appartient à une nouvelle génération d’écoles d’ingénieurs au Maroc, dont les premières structures ont été accueillies par les régions de Laâyoune-Sakia El Hamra et de Dakhla-Oued Eddahab, avant leur généralisation prochaine à l’échelle nationale.
Évoquant les perspectives de développement de la région, le président de l’Université a mis en avant les grands projets structurant de la région, relevant que ces chantiers requièrent des compétences d’ingénierie de haut niveau à même de les accompagner, de les développer et d’en assurer la pérennité.
Face à un parterre d’universitaires, de diplomates, de cadres administratifs et techniques et d’étudiants,
M. Hmina a également mis en avant l’ambition de faire de l’ENTA une plateforme de coopération académique avec les pays africains, en cohérence avec la position de Laâyoune et son rôle dans le déploiement de la vocation africaine du Royaume.
De son côté, le directeur par intérim de l’ENTA de Laâyoune, Soufiane Belhouideg, a indiqué que l’établissement ambitionne de former une nouvelle génération d’ingénieurs à travers des cursus avancés répondant aux besoins de l’économie régionale de Laâyoune-Sakia El Hamra et aux exigences de l’économie nationale en matière de technologies avancées.
Il a cité, à cet égard, plusieurs domaines de formation, notamment l’intelligence artificielle, la cybersécurité, les énergies renouvelables intelligentes, les villes intelligentes et le dessalement de l’eau.
M. Belhouideg a précisé que l’ENTA de Laâyoune accueille, au titre de cette première année universitaire, 74 étudiants en première année, indiquant que les effectifs sont appelés à augmenter progressivement pour atteindre, à l’horizon 2030, une capacité d’accueil d’environ 1.500 étudiants ingénieurs.
Pour sa part, le vice-président de l’Université chargé des affaires pédagogiques, Fathellah Ghadi, a présenté un exposé sur l’ENTA de Laâyoune, dans lequel il a mis en lumière son modèle académique et pédagogique ainsi que l’approche de formation adoptée, fondée sur l’articulation entre formation académique et pratique, recherche scientifique et innovation, en adéquation avec les besoins des territoires et les mutations technologiques.
