Comment le Polisario s’est-il connecté avec Al-Qaïda ?

rubinComment et pourquoi les miliciens du Polisario sont-ils devenus en mèche avec les franchises d’Al-Qaïda et les groupes terroristes qui s’activent dans la bande du Sahel et au Maghreb ?
Une partie de réponse à ces deux questions nous est apportée par «The Washington Post» qui a lancé mercredi sur ses pages, une mise en garde contre la collusion entre les groupes terroristes et les membres du Polisario recrutés directement dans les camps de Tindouf, au sud-ouest algérien.
La montée en puissance d’Al-Qaïda et d’autres groupes extrémistes au Sahel et en Afrique du Nord, suscite partout inquiétudes et frayeur.
Al-Qaïda est en train de « se propager comme un feu de forêt en Afrique du Nord », comme le prouve la recrudescence des violentes attaques perpétrées dans la région en 2013, affirme Jennifer Rubin, auteur de cet article.
Citant le dernier rapport du Centre international des études sur le terrorisme (ICTS), relevant du think tank américain « Potomac Institute for Policy Studies », «The Washington Post» fait observer que les auteurs de ces attaques sont motivés par diverses idéologies, et comprennent outre Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), des éléments de Boko Haram, Ansar Dine, du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest (MUJA), Al-Shabaab, ainsi que des militants recrutés dans les rangs du Polisario.
Les camps de Tindouf, représentent selon le rapport d’ICTS, une « menace pour la sécurité régionale en offrant un terrain fertile de recrutement pour les terroristes et les trafiquants ».
C’est à ce titre que le directeur d’ICTS, Yonah Alexander soulignait, lors de la présentation de son rapport à Washington, l’urgence de la tenue d’ »un recensement des populations des camps de Tindouf ».
Il a de même insisté sur la « menace grandissante de radicalisation » dans ces camps que le S.G de l’ONU, Ban Ki-Moon avait lui-même qualifié en avril dernier, de véritable « bombe à retardement ».
Yonah Alexander appelle, par conséquent, la communauté internationale à œuvrer en vue d’aboutir à des solutions diplomatiques aux différents conflits que connait la région, en particulier celui du Sahara, dont la persistance continue à « nuire à la fois à la sécurité et à la coopération économique » régionale.
Les auteurs du rapport appellent enfin au démantèlement des milices du Polisario et à la libération des populations séquestrées dans les camps de Tindouf.

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