Le Développemment économique des provinces du Sud

Espace vaste, aride et faiblement peuplé, les Provinces du Sud n’en constituent pas moins une carte maîtresse dans le processus global de relance de l’économie nationale. Fortes de la diversité de leur potentiel, ces provinces ont vocation à devenir un modèle de développement régional intégré.
Un espace vaste
Avec une population dépassant 700 000 habitants les Provinces du Sud couvrent une superficie de 416 474 Km² soit près de 59% du territoire national. Elles constituent trois régions économiques : Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra, Guelmim-Essemara et Oued Eddahab-Lagouira. Ces régions disposent d’une façade maritime de 1700 Km sur l’Océan Atlantique.
En terme d’infrastructures, l’Etat a consenti depuis trente ans près de 20 milliards de dirhams d’investissements en infrastructures de base (routes, ponts, ports, aéroports, approvisionnement en eau, énergie). Ainsi, ces provinces disposent :

Un potentiel économique prometteur

Si l’agriculture constitue une activité ancestrale notamment l’élevage des chameaux, les Provinces du Sud disposent d’un potentiel économique diversifié allant des ressources minières et halieutiques en passant par le tourisme et l’artisanat.
Les ressources minières sont encore sous-exploitées. Elles se limitent essentiellement à l’extraction des phosphates et à l’exploitation de carrières de sel et de sable. La présence d’indices de zircon, de sables siliceux, de magnésite, de potasse, de sel gemme et de métaux précieux a conduit à la mise en place de programmes de prospection en vue d’identifier avec précision le potentiel minier des Provinces du Sud.
En ce qui concerne la recherche pétrolière des conventions d’exploration en zone continentale et Offshore ont été conclues avec des sociétés étrangères dont McGee et Total-Elf-Fina.

Le secteur des pêches maritimes exploite des ressources halieutiques abondantes (crustacés, poissons blancs…) du littoral atlantique s’étendant sur 1700 Km. Le développement des activités du secteur a été favorisé par l’existence des ports à Tan Tan, Tarfaya, El Marsa-Laâyoune et Dakhla puisque 80% du volume national des prises des flottilles côtière et artisanale sont enregistrés au niveau de ces ports. Ainsi en dix ans, le rythme de croissance de cette activité a été de 242% en volume et 653% en valeur. A terme, le secteur maritime peut générer annuellement près de 2 milliards de dirhams et exercer un effet d’entraînement sur les activités connexes de valorisation des produits de la pêche orientées vers l’exportation (produits frais, conserves, dérivés à base d’Oméga 3 et farines de poisson…).

Le secteur du tourisme constitue également un axe de développement important pour nos Provinces du Sud du fait :
•    de l’existence le long du littoral d’espaces côtiers vierges propices au développement du tourisme balnéaire de masse,
•    de la présence de milieux authentiques (oasis, architecture spécifique, réserves naturelles),
•    la proximité des Iles Canaries où séjournent annuellement près de 12 millions de touristes,
•    de la richesse de l’artisanat local encore méconnu (cuir, argent, émaux, bijoux…)
•    de la promulgation de textes permettant aux investisseurs et aux tour-opérateurs de bénéficier de mesures incitatives diverses.

L’Agence du Sud l’outil du développement des Provinces du Sud

L’Agence pour la promotion et le développement économique et social des Provinces du Sud du Royaume (Agence du Sud), est chargée d’assurer une mission de concertation, de coordination et de pilotage des actions de développement de ces provinces.
Le programme arrêté pour la période 2004-2008 mobilise un montant d’investissement global de l’ordre de 7,2 milliards de dirhams couvrant 226 projets portant sur les axes de développement majeurs suivants :
•    habitat et développement urbain : 53 projets sont programmés pour un montant de 1,66 milliards de dirhams destinés à l’éradication de l’habitat insalubre ;
•    pêche artisanale et côtière : 18 projets sont prévus pour près de 1,1 milliard de dirhams. Ces projets prévoient la création de sept villages de pêches, la mise à niveau de la pêche artisanale, et la réalisation de dix halles de poissons en vue d’intégrer la filière au secteur formelle ;
•    eau et environnement : 70 projets d’un coût global de près de 2,3 milliards de dirhams, concernant l’eau potable, l’assainissement, les barrages et retenues d’eau.
•    infrastructures : 22 projets d’un montant de 1,56 milliards de dirhams pour la réalisation de routes, la construction du port de Boujdour et de la centrale électrique de Laâyoune, et la connexion de Dakhla au réseau électrique national ;
•    tourisme: 8 projets pour 30 millions de dirhams, qui contribueront à la valorisation de sites balnéaires et au développement de l’écotourisme.
•    artisanat : 8 projets pour 17 millions de dirhams, destinés à la création de villages et d’ensembles artisanaux, le développement des techniques existantes et leur adaptation aux besoins du marché, et à la promotion et à la commercialisation des produits de l’artisanat au niveau national et international.

L’importance des projets et des montant qui leur sont alloués, auront sans nul doute des effets positifs :
•    sur l’emploi dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, de la pêche et des industries connexes, du commerce et des services sur la mise à niveau,
•    sur la structuration et la mise à niveau des entreprises locales.

Ces projets renforceront par ailleurs la place des Provinces du Sud dans l’économie nationale.
Le programme de développement initié par l’Agence du Sud permettra aux Provinces du Sud de recouvrer leur position historique de trait d’union entre l’Europe et l’Afrique sub-saharienne. L’ouverture prochaine, d’un axe routier vers la capitale mauritanienne s’inscrit dans cette perspective.

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