| Les clefs du dossier du Sahara |
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| Écrit par Redacteur |
| Lundi, 09 Avril 2007 17:00 |
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L’Algérie a accueilli ainsi les séparatistes du polisario, dont le nombre ne dépassait guère les 4 ou 5000 membres, elle a crée ensuite en février 1976 la « république arabe sahraouie démocratique » (rasd) qu’elle a propulsée sur la scène mondiale au mépris des principes du droit et, piétinant ses engagements vis-à-vis du Maroc, elle a lancé la même année des agressions à Amgalla et Tifariti où furent capturés des dizaines de soldats algériens par les Forces Armées Royales (FAR). Le monde entier sait pertinemment que l’Algérie n’était pas seulement partie intéressée mais impliquée. Elle n’a jamais cessé de soutenir les séparatistes du polisario, aussi bien sur le plan financier et logistique que sur le plan militaire et diplomatique. Pis encore : elle se substitue à ce qu’elle appelle la « cause sahraouie » comme elle ne le fait pour aucun autre peuple. L’affaire du Sahara est devenue d’autant plus sa propre affaire qu’elle dissimule mal les intentions et les ambitions géoéconomiques – devenues hégémoniques - qui se profilent en arrière-plan : notamment un rédhibitoire désir d’accéder à l’océan atlantique pour l’acheminement de son gaz et pétrole.C’est le nœud gordien qui préside à l’élaboration d’une diplomatie algérienne dont la caractéristique essentielle est de combattre la marocanité du Sahara, de déployer subterfuges et propagande, de bloquer voire paralyser toutes les initiatives en vue d’une solution définitive. Force est de constater que le gouvernement algérien a saboté le plan de règlement de l’ONU de 1991, torpillé l’opération de recensement lancé en 1997 devant constituer la base d’un référendum, en voulant imposant des populations qui n’avaient rien de sahraoui et en excluant les authentiques sahraouis du Maroc. Il a exercé de graves pressions sur l’ancien envoyé spécial de l’ONU, en l’occurrence James Baker, pour imposer un « plan de règlement » arbitraire et partial que le Maroc a rejeté parce qu’il défendait non sans impudence les intérêts de l’Algérie, faisait revenir l’affaire à la case départ et débouchait davantage sur un blocage que sur une solution acceptable. Enfin, dans la foulée le président Bouteflika lui-même s’est ingénié, en 2003, à proposer un cynique « Plan de partition » du territoire, dévoilant la vraie nature de ses ambitions et qui a laissé la communauté internationale à la fois pantoise et déçue. C’est sur ces entrefaites, conscient aussi de la nécessité de prendre les devants, que S.M. le Roi Mohammed VI a proposé le Plan d’autonomie au Sahara. Les nombreuses tentatives précédentes se sont toutes heurtées à la mauvaise foi du gouvernement algérien qui souffle le chaud et le froid sur ce dossier, affichant son mépris souverain au droit et à la légalité internationale. Le plan d’autonomie est l’œuvre d’un consensus et d’un débat démocratique et participatif, conduit à l’échelle locale et nationale. Il accorde aux populations du Sahara une large autonomie, des institutions représentatives et un cadre évolutif à l’image des systèmes similaires qui existent et fonctionnent de par le monde où les populations gèrent directement leurs affaires locales. L’autonomie régionale au Sahara constitue l’ultime solution après que les efforts de l’ONU aient été combattus et rejetés par l’Algérie, que le plan de règlement de l’ONU ait été saboté. Il constitue aussi une avancée originale , audacieuse, d’autant plus démocratique qu’il est le fruit consensuel de larges consultations au niveau des populations du Sahara et des instances nationales. Jamais plan de règlement pacifique n’a fait l’objet d’une aussi large concertation à l’échelle nationale et internationale et n’a autant reçu un accueil favorable spontané. Sauf à se résoudre à la sempiternelle mauvaise grâce algérienne, il représente le plan de la dernière chance, la clé du problème et une invite au gouvernement algérien à se rendre à l’évidence et à épouser l’avenir. |
