Le rétablissement des relations diplomatiques avec Cuba un coup de maître de Mohammed VI

Le rétablissement des relations diplomatiques avec Cuba est à plus d’un titre, un nouveau coup de maître du Roi du Maroc, Mohammed VI après celui ayant permis un retour triomphal de son Royaume au sein de l’Union Africaine (UA), commente un diplomate occidental basé à New-York.

Les dirigeants de l’Algérie et du Polisario qui n’avaient pas encore digéré la réadmission du Maroc à l’UA, ont ressenti comme une nouvelle douche froide le rétablissement des liens diplomatiques entre Rabat et la Havane après près de 40 ans de rupture, relève le même diplomate qui a requis l’anonymat.

Pour rappel, la reconnaissance de la «RASD» par le pouvoir de Fidel Castro, en 1980, avait été la cause directe de la rupture du royaume de ses liens diplomatiques avec La Havane.

Même si les dirigeants du Polisario une nouvelle fois comme lors de la réadmission du Maroc à l’UA, de rassurer les populations dans les  camps de Tindouf en criant sur les toits, que le rétablissement des relations diplomatiques entre le Maroc et Cuba s’est fait «sans conditions», est une «victoire» pour «la cause sahraouie», mais les habitants n’ont pas avalé la pilule.

Les partisans de l’ancien soi-disant «ministre de la Défense», Lamine El Bouhali, adversaire numéro Un du chef du Polisario, Brahim Ghali depuis l’élection de ce dernier, accusent la direction du Front de «vendre des chimères» à la population sahraouie.

Les opposants et dissidents sahraouis dans les camps de Tindouf parlent à l’unisson, d’un renversement de la vapeur en faveur du Maroc, citant entre autres, le retour en force de la diplomatie marocaine sur l’échiquier africain en qualifiant de «grande perte» le départ de l’ancien Secrétaire Général, Ban Ki-Moon et de son envoyé personnel pour le Sahara, Christopher Ross qui soutenaient ouvertement les revendications indépendantistes du Polisario.

Le rapport annuel que le nouveau chef de l’ONU, Antonio Guterres a remis au Conseil de Sécurité a été également très mal perçu aussi bien dans le camp de Rabouni qu’au palais El Mouradia à Alger.

Notre diplomate estime que le Maroc ne doit pas lâcher prise surtout sur l’échiquier africain, où le Polisario détient encore son plus large soutien avec l’appui de l’Algérie et de l’Afrique du Sud. C’est dans le continent noir, ajoute-t-il, que le Maroc devrait livrer son ultime bataille pour clore ce sombre chapitre du processus de parachèvement de son intégrité territoriale.

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