La Zambie confirme sa rupture avec le Polisario et sa «RASD»

La Zambie a confirmé ce samedi, par la voix de son ministre zambien des Affaires étrangères, Harry Kalaba, le retrait de sa reconnaissance de la pseudo «RASD» et la rupture de tous ses liens avec la prétendue république sahraouie autoproclamée par le Polisario.
Dans une déclaration à l’agence de presse marocaine «MAP», le chef de la diplomatie zambienne a reconfirmé la position de son pays dans le dossier du Sahara Occidental qu’il avait déjà formulée à Rabat.
Kalaba a notamment dit: « Je réitère ma déclaration faite à Rabat le 9 juillet 2016″, dans laquelle il avait exprimé la décision de la Zambie de retirer sa reconnaissance à ladite «RASD» et de rompre tous ses liens avec cette entité.
La Zambie, a-t-il ajouté, «est effectivement désireuse de contribuer, de manière constructive, à ces efforts, à travers une position de neutralité ouverte sur les parties prenantes et maintenant un dialogue actif », et continuer à soutenir «les efforts des Nations Unies pour parvenir à une solution finale au différend régional sur le Sahara occidental ».
Par ailleurs, le Roi Mohammed VI a appelé au téléphone, vendredi 24 février, le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres pour lui faire part, de ses inquiétudes face aux « incursions répétées des éléments du Polisario, dans la région de Guerguerat au Sahara marocain ».
Effectivement depuis octobre 2016, une bande de miliciens armés du Polisario a pris position dans la zone tampon près du poste frontière marocain Guerguerat, où elle entrave le passage des transporteurs de marchandises entre le Maroc et la Mauritanie.
Guterres a promptement réagi aux inquiétudes du Roi du Maroc, affirmant dans un communiqué repris par l’agence de presse chinoise «Xinhua», que « le trafic commercial régulier ne doit pas être entravé et qu’aucune mesure pouvant éventuellement bouleverser le statu quo dans la zone tampon ne doit être prise ».
Il est tout-à-fait clair qu’à travers son message, le chef de l’ONU s’adresse indirectement aux hors-la-loi du Polisario qui font brandir leurs Kalachnikovs dans la zone désarmée placée sous le contrôle de la «MINURSO», et ce, dans une violation flagrante du cessez-le-feu instauré en 1991.
Après avoir perdu sur tous les fronts, beaucoup de terrain dans leur bataille diplomatique autour du Sahara marocain, le Polisario et ses protecteurs algériens se pressent à présent, de vider leurs dernières cartouches sur la zone contestée du Sahara Occidental, dans une désespérante tentative d’attiser l’escalade pour voiler les cuisants échecs essuyés aux Nations Unies, en Europe et tout récemment en Afrique.

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