Echec retentissant du Polisario et de ses sympathisants au Sénat espagnol

Le Sénat espagnol a infligé un nouveau camouflet au Polisario et à ses supporters ibériques, en rejetant ce mercredi, une motion présentée par un parti catalan, dans laquelle il exigeait une reconnaissance officielle par l’Etat espagnol de la prétendue république sahraouie «RASD» comme un Etat souverain.

Lors d’un vote à l’hémicycle espagnol, la motion présentée par le parti «Izquierda Republicana de Cataluña» (La gauche républicaine de Catalogne – ERC) a été largement rejetée par le parti populaire (PP- au pouvoir), et soutenue par trois petites formations à savoir: l’ERC, Unidos Podemos et PNV (Parti national basque). Le parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et Ciudadanos (centre droit) se sont abstenus.

Dans cette motion concoctée par le sénateur catalan, Jordi Martí, l’ERC proposait en plus l’établissement de relations diplomatiques entre Madrid et le Front Polisario et l’octroi de bourses à des étudiants sahraouis issus des camps de Tindouf.

Les députés d’Izquierda Republicana de Cataluña cherchaient également à travers cette motion, à faire pression sur le gouvernement espagnol pour œuvrer à l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara Occidental.

La nouvelle manœuvre des parties hostiles à la souveraineté du Maroc et à son intégrité territoriale, intervient au lendemain du retour triomphal du Royaume au sein de l’Union africaine (UA).

Après avoir essuyé un revers inattendu sur l’échiquier africain où la majorité écrasante des Etats membres de l’UA (39 sur 54 pays) ont soutenu le retour du Maroc, la diplomatie algérienne qui défend à bras le corps les thèses séparatistes du Polisario, s’est retournée vers l’Europe en espérant marquer quelques points dans la bataille diplomatique acharnée qu’elle livre au voisin marocain et faire oublier en même temps, le cuisant échec qu’il a encaissé à l’Union africaine.

Pour y parvenir, les diplomates algériens comptent sur les lobbys et quelques corps associatifs européens qui éprouvent encore de la sympathie envers le Polisario et les milliers de Sahraouis qu’il séquestre sur le sol algérien, mais c’est sans compter avec le large soutien dont jouit le Maroc au sein de l’Union Européenne, dont il constitue le plus grand allié stratégique sur la rive sud de la Méditerranée.

 

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