La justice espagnole réclame la tête de quatre gros bonnets du Polisario

En plus du Chef du Polisario, Brahim Ghali et de quatre officiers algériens, trois autres cadres dirigeants du Polisario sont appelés à comparaître devant la justice espagnole, pour crimes contre l’humanité, tortures, violation des droits de l’homme, séquestration et viols.

Après la convocation en novembre 2016, de Brahim Ghali à la barre, le juge de l’Audience nationale, la plus haute cour pénale en Espagne, chargé d’instruire ces dossiers, a délivré récemment des mandats d’amener à la police judiciaire espagnole, pour entendre trois autres hauts cadres du mouvement séparatiste sahraoui.

Selon des sources proches de la Cour à Madrid, il s’agit du coordinateur de la «RASD» avec la Minurso, Mohamed Khaddad Moussa, de l’ancien directeur régional de la Sûreté du Polisario, Sid’ahmed Albatal ouled Hadda, originaire de Tan-Tan, de l’ancien patron régional de la Sûreté, Mahjoub Mbarek Sneiba, qui occupe actuellement le poste de chef de la sécurité de la représentation de la «RASD» en Espagne.

Dans le sillage de ces développements qui ont fortement ébranlé la direction du Polisario, l’Association sahraouie de défense des droits de l’Homme (ASADEDH) basée en Espagne, a dénoncé la présence sur le sol espagnol de ces trois tortionnaires du Polisario, demandant officiellement, à la Cour espagnole d’émettre un mandat d’arrêt international contre Brahim Ghali et ses trois subalternes.

A la place d’un mandat d’arrêt international, rappelle-t-on, le juge José de la Mata, président de la 5ème Cour centrale d’instruction espagnole, s’était contenté d’émettre à ce stade de l’instruction, en novembre dernier, d’adresser un ordre judiciaire, à la police afin d’identifier et de recueillir des données personnelles sur Brahim Ghali en vue de la réouverture d’une nouvelle instruction à son encontre.

Outre Brahim Ghali et les trois cadres du Polisario, la justice espagnole souhaite également entendre quatre officiers de l’armée algérienne dont certains sont toujours en activité, mais dont l’identité n’a pas été révélée. Ils sont eux aussi accusés par les plaignants d’être impliqués dans les atroces crimes commis contre des civils sahraouis des camps de Tindouf.

«Ces individus font partie de la liste que nous avons remise à la justice (espagnole) et nous avons réussi à localiser leurs résidences en Espagne ou les domiciles de leurs proches», a confié au site marocain le360.ma Messaoud Ramdane, président de l’Association sahraouie des droits de l’Homme (ASADEDH), l’ONG à l’origine d’une plainte déposée en 2007 contre le chef du Polisario et réactivée en décembre dernier.

 

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