Sahara Occidental: Le Polisario éclaboussé par une affaire de drogue  

drogueLe Maroc a réaffirmé sa volonté de poursuivre en coordination avec la Minurso, l’opération d’«assainissement » de la zone frontalière de Guargarate séparant le Royaume de la Mauritanie, malgré les gesticulations du Front Polisario qui accuse le Maroc de violer le cesse-le-feu de 1991, au moment où il est éclaboussé par une affaire de drogue.

C’est le Ministre marocain de l’Intérieur, Mohamed Hassad qui annoncé cette décision, lors de la réunion hebdomadaire du conseil du gouvernement tenue jeudi à Rabat.

L’assainissement, a-t-il précisé, est mené «dans le strict respect des dispositions relatives au cessez-le-feu, en particulier l’accord militaire numéro 1».

Le nettoyage de la région et les travaux d’asphaltage d’une route longue de 3,8 kilomètres reliant Guergarate à la Mauritanie, intervient sur fond d’une escalade aux conséquences imprévisibles, entre le Maroc et le Polisario autour des derniers développements dans cette localité située dans la zone tampon.

L’opération de nettoyage «intervient en raison du danger d’insécurité dans cette région qui connaît la prolifération du trafic de drogue et d’autres commerces illicites, outre les entraves qui se dressaient devant la fluidité de la circulation à destination de la Mauritanie», a expliqué Mohamed Hassad.

Le constat du ministre de l’Intérieur tombe à point nommé, puisque la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a révélé le jour même, dans un communiqué, que des unités des Forces armées royales (FAR) déployées au long du mur de sécurité, à 280 km du sud-est de Boujdour, ont réussi la semaine dernière, un joli coup en démantelant un important réseau international de trafic de stupéfiants.

Selon l’enquête en cours, quatre présumés narco-trafiquants ont été interpellés et 500 kg de chira ont été saisis par les FAR.

Les investigations, ajoute la DGSN, ont révélé que les accusés sont originaires du Mali et des camps de Tindouf et seraient en connivence avec le Polisario, dont le dénommé Majidi Ida Ibrahim Hamim, fils Ida Ibrahim Hamim, ex-wali du camp «Es-Smara» à Tindouf et actuel soi-disant «ministre du développement» à la pseudo république sahraouie «RASD».

Malgré l’appel lancé dimanche 28 août, par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, exhortant le Maroc et le Polisario à cesser toute action risquant de mener à une escalade militaire aux frontières de la Mauritanie, ces développements mettent le Polisario dans une mauvaise passe.

Selon son porte-parole, Mustapha Khalfi, le gouvernement marocain se tient mobilisé « pour faire face à toutes les provocations et manœuvres » du Polisario et des autres adversaires de l’intégrité et de la souveraineté du Royaume.

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